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Portugal : les nouveaux plans de réformes qui ont permis de redresser la situation économique du pays

Le Portugal affiche actuellement des statistiques parmi les meilleurs de l’Union Européenne. Le pays connait une croissance de 3 % durant le deuxième trimestre 2017. En aout, son taux de chômage a régressé pour atteindre le taux de 9,1 %. Et son déficit public a été limité à 2,1 % en 2016.

Cette nette évolution est constatée depuis que l’alliance de gauche gouverne le pays depuis 2015. On estime même qu’il s’agit de la politique menée par le premier ministre socialiste Antonio Costa qui permet d’obtenir ce résultat.

L’aide au redressement par le FMI

En 2011, le Portugal est contraint d’accepter une aide financière de 78 Mds € lorsqu’elle a été frappée par une importante récession économique. Or, ce fond proposé par l’UE et le FMI devient une controverse, ce qui mène le pays aux élections anticipées. Pedro Passos Coelho, ayant été élu, est contraint d’exécuter toute une série de mesures et de réformes imposées en contrepartie de l’aide.

Les mesures qui ont été entreprises

Les réformes sont surtout basées sur la baisse des dépenses sociales et l’augmentation des impôts. Mais en général, la politique est focalisée sur la débureaucratisation, la simplification et la modernisation.

Le gouvernement apporte ainsi une nette amélioration de l’impôt des particuliers et des sociétés, une amélioration également du système fiscal afin de limiter les fraudes,  une réforme des hôpitaux, de la gestion des finances publiques en limitant les dépenses et le déficit et en réduisant les délais de paiement. Des mesures sont également prises pour la décentralisation au niveau des municipalités, et pour les privatisations évaluées à 10Mds €. D’importantes réformes sont également menées sur le travail : augmentation de l’âge de départ à la retraite, réduction des effectifs des fonctionnaires, augmentation du temps de travail.

Les trois premières années connaissent des résultats encore décevants. L’évolution n’est constatée qu’à partir de 2014.

La continuité de la politique menée

Avant l’élection, le gouvernement de Pasos Coelho a mis en place une politique d’amorçage du retournement de la situation économique. Le nouveau premier ministre Antonio Costa a repris ces mesures.

Le souci de réduire le déficit budgétaire reste maintenu. Il espère le réduire à 0,5 % en 2018 malgré que son pays connaisse encore des taux de dettes encore plus haut. Qui plus est, le nouveau gouvernement impose également quelques mesures démagogiques (augmentation du salaire minimum, retour aux 35 heures pour certains fonctionnaires, etc.).

Des réformes socialistes tempérées

Le parti socialiste a opté pour la favorisation des classes les moins aisées. Mais cette politique n’empêche pas le premier ministre Antonio Costa de fonder sa réforme sur la dépense publique. Il impose en même temps la réduction de certains prélèvements obligatoires et l’augmentation des autres impôts. Et même si certaines nationalisations ont été ralenties, voire même abandonnées, les autres mesures sévères restent cependant appliquées.

Plusieurs réformes ont permis au Portugal de retrouver la meilleure situation économique : la croissance de son tourisme et de l’immobilier, ses réformes fiscales favorables pour attirer une riche émigration, le soutien de l’Europe et sa politique visant à réduire ses dépenses et ses dettes. La région du sud du Portugal a su tirer profit de cette croissance et l‘immobilier en Algarve est un secteur dynamique et à fort potentiel.

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